voyage politique aux États-Unis : Los Angeles

voyage politique aux États-Unis – Los Angeles – Louis de Gouyon Matignon

En mars 2018, je décide dans le cadre d’un voyage politique de me rendre aux États-Unis d’Amérique en bus Greyhound pour y rencontrer des intellectuels (New York), découvrir la culture caribéenne / créole et observer les effets du réchauffement climatique (Miami / La Nouvelle-Orléans), échanger avec des conservateurs (Texas) et des entrepreneurs (Silicon Valley).

Arrivé à Los Angeles, je suis immédiatement frappé par le climat : désertique dans les terres (désert des Mojaves) et océanique sur la côte. La ville est immense, tellement qu’il est difficile de s’y déplacer (trois quarts d’heure pour aller de Koreatown (où je loge en Airbnb) à Venise Beach – la superficie est douze fois supérieure à celle de Paris).

La société est marquée par la fragmentation raciale entre Hispaniques, Blancs et Noirs. Tous les chauffeurs Uber que j’ai rencontré affirment qu’ils appartiendront toujours à une communauté avant d’appartenir aux États-Unis d’Amérique et que les tensions entre les communautés sont et resteront très fortes. C’est une société très brutale où l’extrême pauvreté confronte quotidiennement – et en particulier urbainement – l’extrême richesse. Les pauvres sont assis à côté de voitures type Lamborghini / Ferrari (en particulier dans le quartier de Beverly Hills), des rues de villas côtoient des rues remplies de tentes de SDF. Il n’y a pas, contrairement à la France, d’aides sociales ou d’accompagnement des plus exclus (accès aux soins, aide alimentaire, centres de logement…). Pour être citoyens à Los Angeles, il faut avoir de l’argent et idéalement, être Blanc.

« Les policiers sont au service des Blancs riches, pas des citoyens » – chauffeur Uber.

voyage politique aux États-Unis – Los Angeles – Louis de Gouyon Matignon


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