voyage politique aux États-Unis : La Nouvelle-Orléans

voyage politique aux États-Unis : La Nouvelle-Orléans – Louis de Gouyon Matignon

En mars 2018, je décide dans le cadre d’un voyage politique de me rendre aux États-Unis d’Amérique en bus Greyhound pour y rencontrer des intellectuels (New York), découvrir la culture caribéenne / créole et observer les effets du réchauffement climatique (Miami / La Nouvelle-Orléans), échanger avec des conservateurs (Texas) et des entrepreneurs (Silicon Valley).

Le centre historique de la ville, le Vieux carré français (French Quarter), quartier absolument sublime et original, est le résultat du colonialisme français puis espagnol (dix-septième et dix-huitième siècles). L’architecture (splendides balcons espagnols couverts, ouvragés et fleuris), le nom des rues (Bourbon, Toulouse, Chartres…), les statues (statue équestre de Jeanne d’Arc), le mobilier urbain : tout renvoie à l’Europe coloniale des seizième et dix-septième siècles. Je ressens cette présence européenne jusque dans la langue pratiquée. La minorité des Cadiens (Cajuns en anglais), d’origine française (issue des réfugiés de Bretagne, de Normandie et des environs de Paris de la fin du dix-septième siècle) continuent de peupler La Nouvelle-Orléans et, parlent même, parfois, encore français (Baton Rouge, Lafayette…).

À La Nouvelle-Orléans, comme à Miami, je suis frappé par l’environnement : espaces amphibies, marécages et végétation, palétuviers (arbres se déplaçant au gré des marées). Ici aussi, le réchauffement climatique est un véritable problème. La ville, dont quatre-vingt pour cent est construite sous le niveau de la mer, s’enfonce à mesure que le volume des océans augmente. La muraille de plus de six mètres de hauteur qui longe la limite ouest du Lower Ninth Ward, ne suffira à protéger la ville de ce phénomène, ni même les digues supposées isoler La Nouvelle-Orléans du Mississippi et du lac Pontchartrain, impuissantes face à l’ouragan Katrina en août 2005. La société entière est marquée par les effets du dérèglement climatique et particulièrement par l’ouragan Katrina (dont les effets sont aujourd’hui une véritable attraction touristique : possibilité d’aller visiter les quartiers dévastés pour une cinquantaine de dollars). Aujourd’hui encore, près du quart de la ville habitée avant Katrina est toujours en friche (des rues désertées au milieu de quartiers reconstruis). Ces friches urbaines envahissent parfois des quartiers entiers, où plus de soixante-dix pour cent des habitations sont abandonnées.

voyage politique aux États-Unis : La Nouvelle-Orléans – Louis de Gouyon Matignon


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