Affiche du film PYONGYANG de Louis de Gouyon Matignon

Affiche du film MASIKRYONG de Louis de Gouyon Matignon
Pyongyang – Masikryong
Je connais Pyongyang par cœur. Après avoir fait un premier voyage en Corée du Nord en tant que touriste, fin juin 2016, mû par le besoin d’aller vers ce qui est différent et comprenant qu’il se joue une partie de l’Histoire en cette région du monde, j’y retournerais en février 2017, en tant qu’étudiant, à l’université Kim Il-sung (Pyongyang). Ce pays, la République populaire démocratique de Corée, provoqua de nombreux sentiments en moi. J’y ai vu de la souffrance, de la pauvreté et de l’ordre, mais aussi de l’espoir, de la foi et de l’humour. À l’heure où convergent les modes de consommation, les modes de vie et au final, les modes de pensée, je suis heureux d’avoir pénétré, notamment par la langue, une partie de la vision d’un peuple en séparation du monde central.
Pyongyang et Masikryong sont deux courts métrages documentaires que j’ai réalisé lors de mon second voyage en Corée du Nord. Pyongyang est une traversée des campagnes nord-coréennes, une suite de photographies prises depuis le train K27/K28 reliant Dandong en Chine à Pyongyang, capitale révolutionnaire, en Corée du Nord. Masikryong est une découverte de la station de ski du mont Masik, une suite de photographies prises dans la station de ski la plus fermé au monde.
J’espère à travers ces deux courts métrages documentaires vous permettre de voir la Corée du Nord nouvellement.
평양 : Pyongyang.
마식령 : Masikryong.
Pyongyang – Masikryong

Gare nord-coréenne.

Gare en Corée du Nord.

À la gloire nord-coréenne.

Propagande en Corée du Nord.
Pyongyang – court métrage documentaire de Louis de Gouyon Matignon
Je serai toujours attiré par la Corée du Nord. Peut-être par cette violence, cette dureté. Cette force.
J’ai pris le train de Pékin jusqu’à Dandong, dernière ville avant la République populaire démocratique de Corée (조선민주주의인민공화국). À la frontière sino-coréenne, je suis allé rencontrer les Nord-Coréens de Chine. Ils ne me parlent que très peu.
Quelques jours plus tard, j’ai repris le train à Dandong en direction de Pyongyang.
Ce voyage est magnifique. Je sais que je vis une expérience que nous ne sommes peut-être que quelques centaines à avoir vécu. Le paysage défile sous mes yeux. La pauvreté, le froid. Ce qui est difficile.
Toujours, à chaque gare, le portrait du Président éternel Kim Il-sung et celui du Dirigeant bien-aimé Kim Jong-il. Peu d’électricité, beaucoup de Nord-Coréens à vélo ou travaillant.
À l’intérieur du train, les gens ne parlent pas beaucoup. Un homme d’une cinquantaine d’années m’offre la biographie sommaire en anglais du Dirigeant bien-aimé Kim Jong-il. Il me souhaite la bienvenue dans son pays dans un anglais approximatif. Je lui répond en coréen, son regard change ; le langage nous a rapproché.
Lorsque nos bagages sont contrôlés, mon ordinateur et téléphone portable, mais aussi mes clés USB, l’atmosphère est étonnement détendue. Le militaire me faisant face est heureux que je sois Français et honoré que je vienne étudier dans son pays. Nous chantons silencieusement l’Internationale.
Dehors, l’Histoire continue de défiler sous nos yeux. Je pense à ma famille, à une amie que j’ai laissé en France. Tout en écoutant de la musique, je visite le train et ses passagers. Beaucoup de poisson séché en guise de déjeuner. Les femmes sont élégantes, les hommes ont un regard dur, certains fument.
Face aux paysages enneigés, je pense aux paysans nord-coréens et à leurs outils rudimentaires. De temps en temps, j’aperçois des militaires.
Souvent, les slogans politiques donnent du rythme au paysage. Cette traversée des campagnes nord-coréennes, je la vis comme une prière.
À l’heure où tout converge, où se confondent mondes réel et virtuel, où disparaissent singularités culturelles au profit de modèles toujours plus standardisés, j’apprends à vivre les derniers moments d’un monde en séparation, amené par l’intégration à disparaître. La Corée du Nord est un désordre dans l’ordre, un monde autonome. Violent, difficile. Et pourtant fort.
Presque trois mois après mon arrivée, je suis rapatrié en France grâce au Bureau français de coopération à Pyongyang et au personnel diplomatique français que je remercie à nouveau.
au peuple nord-coréen, un jour, nous gagnerons
단숨에!

Des skieurs nord-coréens.

Professeur de ski nord-coréen.

À Masikryong en Corée du Nord.

Bus touristique pour Masikryong.
Masikryong – court métrage documentaire de Louis de Gouyon Matignon
Nous ne sommes pas nombreux à avoir skié en Corée du Nord. C’est une expérience unique au monde.
Depuis la chambre 607 de l’hôtel Changgwangsan (창광산호텔) à Pyongyang, je suis, avec Song Jin dongmu (동무), mon surveillant, excité à l’idée que je skierai / snowboarderai, dans quelques heures, en plein mois de mars, en Corée du Nord.
Dans notre bus universitaire, en direction de Wonsan où se situe la station de ski, je regarde mes camarades chinois et beaucoup me sourient. Tous se réjouissent.
En arrivant à la station de ski du mont Masik (마식령 스키장), tout est très impressionnant ; l’architecture, la modernité, les Nord-Coréens que nous croisons, beaucoup plus riches que la moyenne des Pyongyangais. Nous sommes très excités. Je photographie à peu près tout ce que je peux.
Après avoir déjeuné et participé à une rapide partie de billard, nous sommes dirigés vers une partie de l’hôtel dans laquelle nous achetons nos forfaits et louons notre matériel. Comme partout en Corée du Nord, le won nord-coréen, le dollar états-unien ou l’euro européen est accepté. Je choisis de faire du snowboard.
Rapidement, je suis avec Song Jin sur les pistes, c’est très intense. Nous descendons rapidement et nous arrêtons parfois pour qu’il me prenne en photographie. Dans les remontées mécaniques, nous parlons du socialisme, du Maréchal Kim Jong-un et de l’avenir de la Corée.
Je pense à ma famille, à une amie que j’ai laissé en France, mais aussi à Gourette dans les Pyrénées-Atlantiques, où j’ai appris à skier et snowboarder.
Le soir, après avoir dîné avec mes camarades chinois dans un restaurant local, j’aurais la chance de participer à mon premier karaoké avec de jeunes Nord-Coréens : 가리라 백두산으로. Un souvenir parfait.
Rejoignant l’hôtel vers minuit, je retrouverais un Chinois avec lequel je partage la chambre. Nous échangerons quant à son expérience, ses projets, qui il est et ce que représente pour lui la Corée du Nord. Il me dira être triste d’être ici. Sa famille a souhaité qu’il apprenne le coréen de Pyongyang afin de pouvoir, dans le futur, commercer avec la Corée.
Le lendemain, après avoir changé de matériel, nous continuerons à skier / snowboarder les pistes de Masikryong. Le soleil baignera la terre nord-coréenne. Un moment de rêve dans l’environnement violent de Corée du Nord.
Presque trois mois après mon arrivée, je suis rapatrié en France grâce au Bureau français de coopération à Pyongyang et au personnel diplomatique français que je remercie à nouveau.
au peuple nord-coréen, un jour, nous gagnerons
일당백!

Louis de Gouyon Matignon à un mariage nord-coréen.

Louis de Gouyon Matignon à Masikryong.

Kwaksan en Corée du Nord.

Chongju en Corée du Nord.

Anju en Corée du Nord.

Plusieurs militaires nord-coréens.

Skier en Corée du Nord – Louis de Gouyon Matignon.

Louis de Gouyon Matignon à Nampo en Corée du Nord.

Hôtel de la station de ski Masikryong.

Vue de la station de ski nord-coréenne.

Hôtel nord-coréen de Masikryong.

Sur les pistes de ski nord-coréennes.

Louis de Gouyon Matignon à Dandong en Chine, à quelques mètres de la Corée du Nord.

Louis de Gouyon Matignon dans la région des monts Myohyang en Corée du Nord.

Arrêt du train nord-coréen.

Cycliste nord-coréenne.

Encouragements nord-coréens.

Village en Corée du Nord.

Louis de Gouyon Matignon sur la place Kim Il-sung à Pyongyang.

Louis de Gouyon Matignon et une amie nord-coréenne.

Au pied des pistes nord-coréennes.

Construction de la station Masikryong.

Pistes de ski à Masikryong.

Skier en Corée du Nord.

Au sommet de la station de ski du mont Masik – Louis de Gouyon Matignon.

Non loin de la maison natale de Kim Il-sung à Mangyongdae.

Pendant le trajet vers Pyongyang.

Village nord-coréen.

Sinŭiju en Corée du Nord.

Sonchon en Corée du Nord.

Vue depuis la Grande Muraille de Chine, derrière, la Corée du Nord.

Louis de Gouyon Matignon devant l’arche de la Réunification à Pyongyang.

Chasse-neige nord-coréen.

Souvenir de Masikryong.

Station de ski nord-coréenne.

Coupes de cheveux réglementaires.

Près de Wonsan en Corée du Nord – Louis de Gouyon Matignon.

Au sommet des montagnes nord-coréennes avec Louis de Gouyon Matignon.

Village de Corée du Nord.

Arrêt du train non loin de Pyongyang.

Tongrim en Corée du Nord.

Camions militaires nord-coréens.

Louis de Gouyon Matignon devant le Grand monument Mansudae à Pyongyang.

Au marché Tongil à Pyongyang – Louis de Gouyon Matignon.

Des skieuses nord-coréennes.

Téléski nord-coréen.

Carte des pistes de ski à Masikryong.

Une école de ski nord-coréenne.

Au pied des pistes nord-coréennes – Louis de Gouyon Matignon.

Louis de Gouyon Matignon devant le Monument à la fondation du Parti à Pyongyang.

Militaire nord-coréen sur le quai.

Directives nord-coréennes.

Kim Il-sung et Kim Jong-il.

Village nord-coréen enneigé.

Avec des étudiants à l’université Kim Il-sung en Corée du Nord.

De beaux moments sportifs en Corée du Nord – Louis de Gouyon Matignon.

Entrée de la station de ski Masikryong.

Les pistes de Masikryong.

Une piste de ski nord-coréenne.

Remontée mécanique à Masikryong.