« Il ne convient pas de concevoir le dessein comme règle mais comme idéologie. Point de rituel, l’intime conviction de l’Union, orientant l’Action, en sa direction. N’importe quelle œuvre, pour le rapprochement, des deux continents : Mare Nostrum, cœur de l’Eurafrique, lie Nord au Sud ; rives méditerranéennes, théâtre d’une relation étroite entre l’Europe tropicale et l’Afrique méditerranéenne, réfléchissent même avenir. Cette entreprise, qui n’eut jamais d’exemple, est à suivre. L’Europe de Kinnarodden au Cabo das Agulhas, l’Afrique du Cabo da Roca à Günyazi. Eurafrique, espace culturel de liberté qui, dans un monde de plus en plus en intégration, apaise cette soif de Sens (dont les ensembles réalisés pâtissent aujourd’hui). Capable de marge d’humanité, choix d’un confort de sens (donc de culture) et non d’économie, Eurafrique n’ayant plus de société que nous-même, est l’ensemble organique d’inspiration fédérative, dirigé par les Eurafricains et pour les Eurafricains, qui sauve ce que nous sommes. « L’émotion est nègre comme la raison hellène » : l’identité d’Humanité dans le choix du Sens résonne ; l’économie se développe, le sens disparaît. Tous les humains se sont rencontrés, une part du monde est achevée ; l’économie s’autonomise, se systématise. Eurafrique est berceau de l’Humanité face au monde qui s’intègre, s’uniformise, disparaît. Il n’est plus question de politique ; celle-ci disparaît lorsque la consommation s’autonomise de la construction (au sens de la production) : l’Économie (grâce à la technique) n’a plus besoin de politique. Voici le socle de demain : combattre l’Économie (qui intègre et déshumanise) en abandonnant le politique, pour stimuler pleinement le culturel. Le prisme n’est plus politique, il est économique (et nous permet ainsi de faire les bons choix – au regard de notre définition de la Posthistoire). Eurafrique est à suivre ».